NIGER: les touaregs de plus en plus brimés

Publié le par eve.api-oc

Niger : les touaregs  de plus en plus brimés

 

Au Niger le gouvernement  s’en prend aux touaregs en général et refuse toujours le dialogue avec le MNJ.(Mouvement Nigerien pour la justice, qui mène la révolte)

Le Niger  et le Mali ont déjà fait face à des rebellions touaregs et toubous au début des années 90. Ces conflits ont été réglés par des accords de paix en 1995, 1997 et 1998

Le 7 mai 1990 commençait en effet dans ces deux pays une campagne d’extermination et de destruction qui se soldera par la mort de plus de mille Touaregs au Niger et de plusieurs milliers au Mali. Cette œuvremacabre d’anéantissement n’épargnera pas le cheptel qui sera systématiquement abattu pour enlever aux populations touarègues les quelques maigres ressources qui leur permettent de survivre ;l’Homme politique qui s’est le plus illustré pour son attitude ouvertement anti-touareg, est le ministre de l’intérieur de l’époque (1990) Tanja Mamadou, que les Touaregs considèrent comme le véritable instigateur des massacres de Tchin-Tabaraden. il connaît bien la région dont il fut préfet auparavant. Il l’actuel president du Niger

Ces massacres demeurent impunis

La communauté internationale, aujourd’hui comme hier cautionne cet arbitraire en gardant le silence et en refusant d’entendre les appels incessants des victimes qui réclament tout simplement que justice leur soit rendue.

La résurgence de la révolte  des touaregs est imputable à l’échec de l’application des accords de Paix. A la fois sur le plan militaire, économique, social et politique.

La réinsertion économique et sociale des ex rebelles n’a démarré  que dix ans après les accords, les sociétés minières avaient promis de recruter des cadres au sein des ex fronts, rien n’a été fait.

Il faut ajouter que ceux qui ont été employés dans l’administration ont été particulièrement surveillés et sanctionner à la moindre faute.

Ceux qui ont étés intégrés dans l’armée, principalement dans le Front National de Sécurité, un corps créé à la suite des accords de paix pour sécuriser le nord du pays, ne connaissent pas de promotions et les révocations sont fréquentes.

Les ONG défenseur des droits de l’homme en font une analyse claire.

Le Mouvement Nigerien pour la justice (MNJ) l’est aussi et son programme détaille clairement ce qu’il entend obtenir  à la fois pour les populations touareg et une  vraie concorde nationale

 Actuellement la situation est de plus en plus alarmante.

 La rébellion touareg interdits d’antenne

 la radio n’a plus le droit de faire de débat en direct sur les Touaregs et la rébellion.

Le conseil supérieur de la communication de l’état vient  de l’interdire, et cela à la suite d’une émission diffusée sur radio Saraouya F.M. (station privée de Niamey) qui avait critiqué la gestion du conflit par le gouvernement

S’en sont suivit des pressions sur les journalistes

 Le comité pour la protection des journalistes s’inquiète

Mise en garde d’Agadez

 Le gouvernement vient de décider la « Mise en Garde » d’Agadez ce qui équivaut peu ou prou à notre « état de siège » ; et ce pour trois mois ; Les habitants d’Agadez se souviennent que en 1992 des mesures identiques avaient êtes prises lors de la rébellion touareg, elles permettent perquisitions illégales et arrestations arbitraires

 L'armée n'hesite pas à massacrer des civils


Bref: arrestations, enlèvements, massacres, sont le quotidien des populations et le gouvernement nigérien refuse tout dialogue , il estime n’avoir à faire qu’à des bandits.

Rappelons toutefois que les accords de paix signés en 1995 l’ont étés sous la caution de la France, et qu’il conviendrait peut être de les faire respecter

Les gouvernements occidentaux sont bien silencieux.

Publié dans peuples

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papadoc 02/09/2007 18:02

merci pour toutes ces infos