Corse: journées nationalistes de Corte

Publié le par eve.api-oc

Pour Corsica Libera, les journées internationales de Corte sont l'occasion de se présenter de façon structuré. Ce nouveau mouvement est né en février 2009 de la fusion de quatre formations indépendantistes, Corsica Nazione-Independenza, Rinnovu, ANC-PSI et Strada Nazione, qui se sont mis en sommeil pour se structurer autour de Corsica Libera.

Corte est, depuis 28 ans, le rendez-vous de tous les mouvements indépendantistes ; des délégations Basque, Catalane, Sarde, Bretonne, Kanak, Kabyle ( pour la première fois le MAK,  mouvement pour l’autonomie de la Kabylie était présent dans la personne de son président Ferhat Mehenni, Québécoise et Guadeloupéenne se sont retrouvé cet été au cœur des montagnes corses pour les traditionnelles journées nationalistes de Corte. La crise économique n'est jamais loin et cette année les luttes sociales sont au cœur des discussions.

Les DOM-TOM etaient  à l’honneur avec les. Guadeloupéens du LKP et du syndicat UGTG http://ugtg.org/  (rappelons que  la Guadeloupe a connu une grève générale de 4 semaines) et avec les Kanaks de lUSTKE  (Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités) ; ils se retrouvaient au coté syndicat du Pays basque sud le LAB  ,de l'USB de Bretagne, et du Syndicats des Travailleurs Corses

Le thème des grèves a permis de faire le point sur la situation économique et sociale dans ces Territoires " sous domination française" et, de dresser un bilan des luttes qui y sont menées d’en voir les conséquences, d’analyser leurs importances par rapport à la revendication politique globale d'émancipation de ces colonies

Corsica Libera se fédère autour d’un énorme projeté élaboré pour répondre au projet de PADDUC,

Plan d’amenagement et de développement durable de la Corse, emmenant de la majorité qui en juin dernier a été retiré de l’ordre du jour de l’assemblée de Corse, le president UMP de l‘executif corse, Ange Santini, craignait de le voir rejeter; Cette réponse très structurée s’est élaborée et est devenue un véritable statut de développement de l’île ; baptisé corsica 21 , il doit encore être amandé





Petr’Anto Tomasi pour l’exécutif de Corsica Libera


« Les journées de Corté mettent Corsica Libera en ordre de marche avec comme stratégie un projet alternatif : Corsica 21, …..

Il ne faut pas dissocier le travail politique du travail social. C’est un ensemble longuement élaboré dans corsica 21, notre statu de développement…le mouvement social veut aller plus loin ; notre projet de société est opposé à la société ultra libérale qui détruit notre identité »

 

Paul Felix Benedeti

« Nous voulons un développement non spéculatif basé sur un tourisme maîtrisé au profit des Corses, sans se tourner vers le résidentiel qui a mené à des faillites dans des pays comme l’Espagne et qui a posé de gros problèmes aux Baléares et aux Canaries, dont on sait qu’il généré une économie instantanée mais à moyen terme génère des faillites et l’anéantissement d’une économie. Pour nous le précèdent qu’on pose est celui d’une citoyenneté territoriale qui sera seul à protéger la Corse contre tous les appétits spéculatifs.

Vu qu’il y a un hold-up démocratique qui donnera une prime de 100% qui arriveront en tête  son adoption ne sera pas démocratique.

Les grands groupes sont toujours, actifs ou dormants, ils ont un appui, lorsqu’on a un Paduc qui prévoit de donner à la construction ou à l’urbanisation plus de mille hectares, connaissant le prix des terrains à bâtir au bord de la méditerranéen en Europe, on discute de milliards d’euros en potentiels cela veut dire spéculation. On part de terrains en friche  qui ont une valeur cadastrale nule et une hypothèque fiscale de 0,1 euros au m2 , on va arriver entre 100 et 1000 euros au m2 pour les plus beaux. Il n’y aura aucun trafic au monde, pas même la trafic d’héroïne qui puisse faire un tel profit. Donc il est parfaitement compréhensible qu’il y ait des grands groupes financiers et des appétits maffieux qui sont aujourd’hui au chevet de la Corse »


Lors du débat sur la situation politique de l'île

Le conseiller général du canton de Petreto, Paul-Joseph Caïtucoli, le conseiller régional Corse active, Jean-Claude Guazzelli, le président de la Chambre d'agriculture de Corse-du-Sud, Jean-Dominique Musso, le député européen Europe écologie, membre du PNC, François Alfonsi, le dissident UMP, Guillaume Tollinchi, ainsi que le militant d'I Verdi corsi, Norbert Laredo, avaient en effet répondu favorablement à l'invitation de Corsica Libera et ont apporté leur contribution sur les questions du foncier, de la fiscalité, ou encore de la citoyenneté corse. Abordées dans corsica 21 ; Chacun a apporté des nuances mais tous ont montré une certaine unanimité confiante vis-à-vis de ce texte

Corsica 21 propose un développement durable et solidaire fondé sur l’environnement et l’identité. Le pivot de ce texte est la «citoyenneté corse». Les  nouveaux venu dans l'île ne pourraient ni participer à des élections acheter un bien immobilier avant d'avoir résidé dix ans en continu en Corse

Selon Paul-Felix Benedetti, un des membres dirigeants du pôle indépendantiste Corsica Libera, la Corse doit faire face à l'arrivée de 5.000 personnes supplémentaires, venues du continent ou de pays étrangers. «En 2040, les Corses ne seront plus que 100.000 sur 450.000 habitants, c'est une véritable colonisation de peuplement contre laquelle nous devons nous battre», ainsi

Jean-Guy Talamoni precise :"Parmi toutes les dimensions importantes, sociales, économiques, foncières, agricoles, culturelles ou encore linguistiques, entre autres, la question de la citoyenneté est la solution au coeur de nos problèmes,. Ceux qui ne peuvent pas se prévaloir de 10 ans de résidence permanente n'ont aucun droit à se prononcer sur l'avenir de notre peuple. "

Idée que développera François Alfonsi du PNC qui ne fait pas parti du pôle independantiste mais avait accepté de venir débattre à Corte

« Un scrutin territorial en Corse  n’est pas un scrutin local, c’est un scrutin national. Quand on est dans un scrutin national c’est le peuple d’origine ou d’adoption qui vote….Une identité fonctionne avec plusieurs représentativités, langue, culture, histoire, la terre est fondamentale ; Quand les autres représentativités sont affaiblies, la terre prend une plus grande importance. Alors la terre n’est pas seulement une maîtrise du foncier mais une maîtrise de l’identité »

 

Au point de vue institutionnel, le mouvement envisage de sortir la Corse de son carcans de département Français pour en faire une véritable région d’Europe, libre de défendre son destin, sa culture, son économie en bref de maîtriser son avenir

 

 

Avant de terminer les Journées la parole est laissée aux militants de la Commission anti-répression (CAR), Jean-Marie Poli et Jean-Philippe Antolini donnent leur meeting sous un chapiteau bondé Ils rappellent leur solidarité à Ivan Colonna et à tous les prisonniers politiques, après avoir vilipendé la répression policière, ils lancent un « appel solennel à la résistance civique des Corses. »

 

En marge des journées de Corte, les nationalistes clandestins ont annoncé leur réunification. il n’y aura plus de FLNC-union des combattants, de FLNC du 22 octobre, de FLNC-1976 de FLNC canal historique.  L’annonce de ce regroupement des mouvements clandestins sous le sigle FLNC a été applaudi a la fin des journées de Corte.

 

pour plus d'infos: http://www.corsicalibera.org/ 

                             

                               http://www.unita-naziunale.org/

 

 


Eve 

Publié dans peuples

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